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 Fillon

 
 ERIC DESSONS/JDD/SIPA

L’ancien Premier ministre remporte haut la main la primaire de la droite et du centre face à Alain Juppé ce dimanche 27 novembre. Tout au long de sa campagne, il aura su assumer son catholicisme et les racines chrétiennes de la France. Portrait d’un catholique engagé... à droite toute.

C’était le 28 août dernier, à Sablé-sur-Sarthe. François Fillon est alors encore présenté comme le quatrième homme de la primaire de la droite et du centre par les journaux et les sondages. De son discours, le bruit médiatique ne retiendra que la pique tonitruante contre Nicolas Sarkozy : « Qui imagine le général de Gaulle mis en examen ? » Pourtant, c’est aussi une longue ode à la France, « la fille aînée de l’Église et le pays des philosophes des Lumières », et à ses racines chrétiennes. Le Sarthois, si peu enclin aux confidences, y parle de lui, de son identité vendéenne, de son grand-père qui combattit au Chemin des Dames et de ses parents « gaullistes sociaux ». Sa mère, Anne, décédée il y a quatre ans, était professeur d’histoire. Son père, Michel, notaire. Celui qui a grandi à Cérans-Foulletourte rappelle aussi qu’ils étaient tous deux engagés à Emmaüs.
Et comme c’est le cas depuis plus de trois ans, l’ancien Premier ministre en profite également pour mettre en avant son catholicisme. Il raconte que quelques jours auparavant, le 15 août, il a fêté l’Assomption à l’abbaye de Solesmes, voisine d’un petit manoir du XVIIe siècle qu’il possède et où il se retrouve régulièrement avec son épouse Pénélope, leurs cinq enfants et leurs petits-enfants. « Depuis plus de mille ans, des moines y observent la règle de saint Benoît (règle qui gouverne la vie monastique communautaire – ndlr), rappelle-t-il devant ses supporters. Mille ans d’Histoire ! Comment ne pas ressentir la force, la puissance, la profondeur de ce passé qui nous a forgés et qui nous donne les clés de notre avenir.

Dans ce monde médiatique, vous êtes athée ou intégriste. Cela n’a pas de sens. Je suis catholique et comme beaucoup d’autres, ma pratique est irrégulière.

Dès septembre 2015, dans son livre Faire (Albin Michel), où il annonçait son programme, il consacrait un chapitre entier à la foi. « Je suis catholique, y écrit-il. J’ai été élevé dans cette tradition et j’ai gardé cette foi. » Élève au collège Saint-Michel des Perrais, à Parigné-le-Pôlins, puis chez les jésuites au lycée Sainte-Croix, au Mans, il fut turbulent, et même mis à pied pendant quelques jours pour indiscipline, raconte sa biographe Christine Kelly dans François Fillon, le secret et l’ambition (Éditions du moment, 2007), après avoir demandé la démission d’un professeur d’anglais qu’il estimait incompétent. « J’ai connu les dortoirs glacés où l’on se réveillait aux aurores en proclamant Deo Gratias et les réfectoires où chaque repas commençait par le bénédicité, confesse l’ex-maire de Sablé dans Faire. Comme beaucoup de Français de ma génération, j’ai grandi dans un monde où la religion catholique structurait des pans entiers de la vie sociale, et j’ai assisté, y compris en moi-même, au reflux de son omniprésence. »

Lucide, il reconnaît qu’il a une pratique « assez libre ». Ces dernières années, nous ne l’avons par exemple jamais croisé à la messe de rentrée des politiques qui a traditionnellement lieu début octobre, alors que nous y avons rencontré Jean-Pierre Raffarin, Bernard Accoyer ou encore Jean-Claude Gaudin parmi les parlementaires de droite, Dominique Potier, Erwan Binet et Michel Vauzelle pour ceux de gauche. Toutefois, comme ses collègues élus de tous bords, il a eu plusieurs têtes à tête avec le père Laurent Stalla-Bourdillon, directeur du Service pastoral d’études politiques (SPEP), à deux pas de l’Assemblée nationale.

 

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